Le rapport annuel relatif aux droits des usagers du système de santé

Le 19 mars 2019 la CRSA a adopté le 12ème rapport relatif aux droits des usagers du système de santé en Pays de la Loire. Il a pour objectif à la fois de collecter des données pour évaluer l’avancée de la prise en compte des droits des usagers et de faire des recommandations concrètes à l’Agence Régionale de Santé.

Le rapport a relevé plusieurs domaines qui intègrent de plus en plus la parole et les droits des usagers.

  • Il en est ainsi des commissions des usagers des établissements de santé dont le fonctionnement est désormais bien ancré au sein des établissements.

  • La prise en compte de la bientraitance s’est améliorée dans les établissements de santé et médico-sociaux et se traduit notamment par une plus grande sensibilisation et formation des professionnels. Même si globalement le rapport souligne que la prise en compte de la parole des résidents et de leurs familles dans le secteur médico-social (notamment dans les EHPAD) est à améliorer.

  • De leurs côté les usagers essaient de faire valoir davantage leurs droits puisque les ordres professionnels mais aussi les établissements de santé et l’ARS reçoivent de plus en plus de plaintes et réclamations des usagers.

  • Dans le secteur médico-social la scolarisation des enfants en situation de handicap progresse, malgré une mauvaise représentation du handicap à l’école et des difficultés d’accès aux différents services.

Comme chaque année le rapport fait état de plusieurs points de vigilance et l’accès aux soins reste une des problématiques majeures :

  • L’accessibilité financière aux soins est un sujet qui revient régulièrement dans le questionnement des usagers or le manque de données ne permet ni de mettre en avant les points positifs qui semblent être présents en Pays de la Loire ni de cibler les points d’amélioration possibles.

  • Dans un contexte économique difficile l’accès aux soins et à la prévention pour les personnes en situation de précarité se pose de façon cruciale comme d’ailleurs pour certaines catégories de patients (personnes en situation de handicap, détenu.es…).

  • L’accès aux soins non programmés est à améliorer notamment en rendant l’accès à un médecin traitant possible pour tous, en assurant une meilleure visibilité de l’organisation de la permanence des soins, et en améliorant les conditions de prise en charge des soins aux urgences.

Neuf recommandations, qui feront l’objet d’un suivi avec l’ARS, concluent le rapport.

Lire le rapport, la synthèse et les recommandations 

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